
Luxe, orient et volupté… la nouvelle décoration de la Mamounia
Quasiment centenaire, le légendaire palais de Marrakech fait peau neuve avec un relooking des parties communes de l’établissement. À la tête du projet, le studio Jouin Manku qui s’est associé pour l’occasion avec Cassina Custom Interiors. Un nouvel écrin féérique.
Plus qu’un palace, c’est un véritable monument. Au même titre que la place Jemma el-Fna ou le Jardin Majorelle, la Mamounia est une attraction touristique à Marrakech. Les plus chanceux ont le privilège d’y séjourner. Les autres ne manquent pas de s’arrêter devant pour contempler ce palais que l’on croirait sorti des Contes des Mille et Une Nuits. L’hôtel, ouvert dans les années 1920, est certainement le plus beau de la ville marocaine. Et même du monde, si l’on en croit le classement du magazine Conde Nast Traveler US qui, en 2018, le désignait comme « Meilleur hôtel au monde » et « Meilleur hôtel en Afrique ».
Presque centenaire, la Mamounia continue d’attirer. Les célébrités y font escale lorsqu’elles viennent à Marrakech et c’est donc tout naturellement que l’établissement devient l’un des lieux stratégiques lors du traditionnel festival international du film de la ville. Se réinventer en permanence est l’une de ses caractéristiques. Le dernier lifting en date a été orchestré par le studio Jouin Manku, soit l’association du designer Patrick Jouin et de l’architecte Sanjit Manku. Le duo a été en charge de la rénovation des parties communes de l’hôtel. Pour les aider dans cette tâche, ils ont pu compter sur le soutien de Cassina Custom Interiors, entreprise spécialisée notamment dans l’aménagement des plus beaux établissements de l’hôtellerie et de la restauration.
ORIENT MODERNE
Les habitués du palace ne manqueront pas de retrouver ce qui fait l’ADN du lieu. L’établissement cultive son charme oriental à grands coups d’arabesques, d’arches et de mosaïques. L’une des pièces qui permet de s’en rendre compte est certainement le salon de thé, qui s’est adjoint les services du pâtissier Pierre Hermé, surnommé le « Picasso de la pâtisserie » par le directeur de la Mamounia. Le dépaysement est assuré avec une décoration qui rappelle celle des plus beaux riads du Maroc.
Face à l’esthétique orientale revendiquée, on note également un vent de modernité pour le moins original de la part du tandem Jouin Manku. Cela reste notamment perceptible au regard du mobilier choisi pour la nouvelle décoration du restaurant asiatique et du restaurant italien. Côté asiatique, on remarque un véritable maillage d’influences, entre styles marocains, japonais ou chinois. Au niveau des matières, le chêne fumé côtoie le métal tandis que le laiton se marie sans mal avec les textiles élégants. Du côté de la trattoria italienne, qui remplace le restaurant français, l’idée maîtresse a été la communication entre l’intérieur et le jardin d’hiver, rendue possible grâce aux larges baies vitrées qui offrent une vue imprenable sur la végétation luxuriante des jardins.
JUSQU’AU BOUT DE LA NUIT
La nouvelle décoration de la Mamounia se prolonge jusqu’à d’autres salles. Une fois le dîner terminé, les clients de l’hôtel peuvent ainsi descendre à l’Oenothèque. Comme son nom l’indique, le vin y est roi et pour s’en faire une idée, le mieux reste encore de prendre place autour de la vaste table de quatre mètres en pierre de lave, réalisée par Cassina Custom Interiors. Autre salle, autre ambiance avec le Bar Marocain, situé à proximité des jardins. Une salle à l’atmosphère feutrée, idéale pour terminer la soirée. Le point d’orgue de l’endroit ? L’exceptionnelle banquette de 37 mètres, disposant d’une structure en chêne fumé et équipée d’un système chauffant intégré sous l’assise.
En guise de bouquet final, la Mamounia 2.0 propose également une expérience inestimable avec la salle de cinéma. Les cinéphiles vont être aux anges dans cet endroit où Cassina Custom Interiors a réalisé des canapés modulaires en cuir et velours bleu. Ou la manière de faire se rencontrer habilement luxe et culture. Ceux qui pensaient tout connaître de la Mamounia ne vont pas être au bout de leurs surprises.
source: elle.fr



