Qui sommes nous ? Mentions légales Charte de confidentialité
Directeur de publication : Mohamed Khartouf
Tourism

Accord quadripartite Maroc-France-Espagne-Belgique : un modèle innovant de coopération judiciaire internationale contre le terrorisme

DECOUVREZ MAROC
Le procureur général près la Cour d’appel de Rabat, Abdelaziz Raji, a souligné mercredi que l’accord quadripartite entre les parquets spécialisés dans la lutte contre le terrorisme au Maroc, en France, en Espagne et en Belgique constitue une expérience pionnière et un mécanisme efficace de coopération judiciaire internationale dans la lutte contre la criminalité terroriste

Lors de la séance d’ouverture de la réunion des procureurs généraux parties à cet accord, M. Raji a exprimé une grande satisfaction quant au niveau de coopération judiciaire entre ces pays, affirmant la volonté de poursuivre l’amélioration des performances afin de contribuer à relever le défi de la lutte contre le terrorisme et sa prévention, tout en respectant les libertés fondamentales, les droits de la défense et la légitimité des procédures. Il a insisté sur la nécessité d’adopter une approche globale dans la lutte contre le terrorisme, dépassant la simple dimension répressive, en incluant des programmes visant à déconstruire le discours de l’extrémisme violent

Il a souligné que la stabilité sécuritaire est une responsabilité partagée, les défis actuels exigeant une approche intégrée qui prend en compte, outre l’aspect sécuritaire, la compréhension des causes profondes du terrorisme, à travers une analyse approfondie, ce qui nécessite la mise en place de mécanismes efficaces de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent

M. Raji a précisé que cette réunion constitue une nouvelle étape dans la série des échanges visant à suivre les évolutions, partager les points de vue et examiner les moyens de renforcer et d’élargir la coopération, dans l’optique d’élaborer une stratégie appropriée, efficace et efficiente pour contrer la criminalité terroriste et le discours extrémiste violent. La procureure fédérale belge, Anne Francine, a, pour sa part, insisté sur la nécessité de développer des modes de coopération plus efficaces entre les autorités judiciaires, les forces de police et les services de renseignement, à travers un échange continu d’informations et l’organisation de rencontres régulières et constructives.

Elle a souligné que la confiance mutuelle, le dialogue permanent et la conviction profonde que la sécurité est un enjeu commun et interconnecté sont essentiels, surtout face à l’évolution des méthodes des groupes terroristes et à l’utilisation accrue des technologies modernes.

Le procureur national adjoint français chargé de la lutte contre le terrorisme, Olivier Christin, a qualifié la coopération internationale entre ces parties d’« exceptionnelle », que ce soit dans le cadre de l’Union européenne entre la France, la Belgique et l’Espagne, ou dans le cadre des relations bilatérales entre ces pays et le Maroc.

Il a souligné que la persistance des menaces terroristes exige un renforcement constant du dialogue et de la collaboration, notamment à travers la réunion des procureurs généraux parties à l’accord quadripartite.

Le procureur général adjoint à la Cour nationale d’Espagne, Jesús Alonso Cristóbal, a indiqué que le Maroc, la France, la Belgique et l’Espagne ont depuis longtemps compris que le repli sur soi dans la lutte antiterroriste n’est pas une solution, insistant sur l’importance de renforcer la coopération multilatérale comme réponse efficace à cette menace globale. Il a également remercié le Maroc pour sa solidarité et ses efforts constants dans ce domaine. Cette réunion s’inscrit dans le cadre du renforcement des mécanismes de coopération judiciaire et sécuritaire en matière de lutte contre le terrorisme.

Elle vise à évaluer le bilan de la coopération entre les pays parties, à anticiper les perspectives de développement de cette collaboration pour faire face aux défis croissants liés à la criminalité terroriste, ainsi qu’à échanger les meilleures pratiques en matière de prévention et de lutte.

La séance d’ouverture, marquée par la présence de plusieurs personnalités, notamment le Wali de la sûreté de Rabat-Salé-Témara-Khemisset, Mustapha Mfid, et le directeur du Bureau central d’investigations judiciaires, Cherkaoui Haboub, a donné lieu à des séances techniques et des discussions approfondies portant sur le suivi des dossiers terroristes devant les tribunaux, l’accélération des commissions rogatoires, le renforcement des mécanismes d’échange d’informations, ainsi que l’examen des moyens de développement des programmes de réinsertion et de prévention de la radicalisation.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page