
Pèlerinage : L’ARAVCS monte au créneau
Les voyagistes de Casablanca-Settat sont parvenus à un stade mature de réflexion et sont réellement au rendez-vous des grandes décisions vitales de leur profession.
Au menu de leur assemblée plénière du 1er février à Casablanca, les dispositions du dossier pèlerinage pour cette année. Nombreux dans le conclave, ils ont débattu de 4 axes cardinaux :
– Le processus commercial de l’opération pèlerinage: Retour à l’ancien dispositif ou maintien du nouveau ?
– Filet de sécurité.
– La ténébreuse «affaire» Taha Elbaz.
– Mise sur circuit de nouveaux paramètres de sécurité.
Annonçant la couleur dans son allocution introductive, le Président de l’ARAVCS O. C. Alami, s’est félicité de constater que la commission ad hoc mise en place pour l’opération haj s’est bien déployée car parfaitement pilotée. «La transparence avec laquelle la commission pèlerinage, présidée par Khalid Benazzouz (Secrétaire général de la FNAVM), avait mené ce dossier est à saluer, car cette commission a endossé sa casquette, non pas seulement régionale mais également nationale, pour s’en acquitter en parfaite symbiose avec la commission spéciale du ministère des Habous », a-t-il annoncé.
Au nombre de 81 agences environ qui sont labellisées sur un total de 187 au niveau national, les voyagistes de la Région Casablanca-Settat entendent se mobiliser pour la grande rencontre prévue le 7 février à Rabat avec le ministère des Habous pour savoir ce qu’il en est des dispositions prises pour l’opération pèlerinage de cette année. Rencontre qui suscite, déjà, beaucoup de remous chez les agences de la région qui n’entendent pas s’asseoir à la même table avec Amal Karioun. Parmi les reproches qui lui sont faits : sa prise de décision personnelle et anti-statuts de constituer une commission pèlerinage avec 3 têtes de ses « alliés», pour les pourparlers avec le ministère des Habous sans en rendre compte à ses proches collaborateurs, tel le Secrétaire général de la fédération K. Benazouz, son silence autour de la fameuse affaire du saoudien Tha Elbaz, redevable aux agences de voyages marocaines, désabusées, de 6 millions de dirhams. Dossier louche qui traîne depuis 2014 malgré les relances auprès d’Amal Karioun qui se dit pas concerné du tout, alors que la FNAVM a pour prérogative première, la défense des intérêts et droits de ses membres. Anguille sous roche aux relents d’attitude diviseuse dans les rangs des voyagistes qui, au lieu de voir leur cause défendue comme il se devrait auprès de qui de droit pour l’opération pèlerinage, se trouvent amputés par le suivisme de certaines régions conciliantes avec Karioun.
La réunion du 7 février promet d’être spectaculaire et pleine de rebondissements. A en croire les voyagistes réunis, elle constituera une date mémorable dans leurs annales. Certains, déterminés, appellent même à la provocation d’une assemblée générale extraordinaire élective pour destituer Karioun de la présidence. Il leur faudrait, pour ce faire, 4 voix régionales pour la tenir. Celles de Casablanca-Settat et Marrakech-Safi étant déjà acquises.
Les membres de l’ARAVCS ont fait, durant leur réunion, montre d’union, puisque les 4 axes débattus furent majoritairement votés : Maintien du système pèlerinage actuel, création d’un fonds de gestion pour protéger le fonds de garantie du filet de sécurité, focalisation judiciaire sur l’affaire Elbaz et introduction de «plus» garantissant la qualité du package Haj, tel la mise sur pied d’un call center opérationnel avant et après l’opération pour une période fonctionnelle de 15 jours avant et 15 jours après.



