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Directeur de publication : Mohamed Khartouf
Tourism

Rabat veut 1 million de touristes en 2020

56 projets lancés dans la région
Les recettes attendues se situent autour de 6,4 milliards de DH en 2020
48.000 emplois, La ville de Rabat se distingue par un patrimoine historique de valeur et diversifié, ce qui lui a permis d’être classée par la chaîne américaine CNN comme seconde destination touristique mondiale intéressante à visiter en 2013
Outre sa vocation administrative et diplomatique, Rabat a aussi pour ambition de se lement de la capacité litière positionner comme destination touristique de choix. Pour le moment, la Région dans son ensemble n’arrive pas encore à exploiter ses atouts culturels et les richesses naturelles de son arrière pays pour drainer plus de touristes. Près de 99% des nuitées sont réalisées au niveau du pôle urbain Rabat, Salé et Skhirat-Témara, ce qui démontre un déficit criant en ce qui concerne le tourisme rural.

Pour pallier cette situation, une stratégie a été élaborée dans le cadre du contrat-programme vision 2020. Les grands axes de cette stratégie ont été présentés à l’assemblée générale (AG) du Conseil régional du tourisme de Rabat (CRT), tenue la semaine dernière, sous la présidence d’Hassan Amrani, Wali de la région. «C’est le volet produits de la stratégie qu’on vient d’achever, ce qui va nous permettre d’attaquer prochainement la partie promotion», indique Nadia Benslimane, DG du CRT. Selon cette dernière, le contrat-programme est en phase de validation par les élus et les autorités de la région. La vision 2020 a pour objectif de «positionner la région comme la Capitale culturelle verte, dans laquelle le touriste peut se ressourcer lors d’un voyage d’affaires et potentiellement le prolonger». Pour Benslimane, la région pourrait structurer la croissance de son tourisme autour de 2 axes majeurs. Le premier consiste à poursuivre le développement des grands projets en cours (Vallée de Bouregreg, plage des nations, corniche de Rabat,…). Ce qui va contribuer à consolider le développement de l’offre pour le tourisme d’affaires et en enrichir le produit avec une offre culture et loisirs : musées, parc d’attraction, circuits, golf….Le deuxième axe porte sur le développement du tourisme rural et de niche, notamment nautique au niveau de Khemisset. En chiffres, «notre ambition à travers cette stratégie est de permettre à notre région d’accueillir plus d’un million de touristes par an en 2020 contre près de 700.000 visiteurs actuellement», avance la responsable du CRT. Ce qui va permettre d’améliorer les recettes dégagées par le secteur pour atteindre 6,4 milliards de DH en 2020. Sur le plan social, les responsables espèrent atteindre 48.000 emplois contre 28.600 personnes actives dans le secteur selon les données de l’année 2010.
Pour atteindre ces objectifs, le contrat- programme prévoit une série d’actions et de réalisations dans le cadre de 56 projets portant sur 4 programmes. Le premier, porte sur le développement du patrimoine et héritage avec 17 projets. Parmi eux, on retient l’aménagement et la mise en valeur du site de Chellah, de même pour les médinas de Rabat et de Salé. Le reste des projets est réparti sur les autres programmes: Biladi, éco-tourisme et développement durable. Pour accompagner ces programmes, la région de Rabat doit s’attaquer à ses points de faiblesses en matière de promotion du secteur du tourisme. Le plus important concerne l’augmentation de la capacité litière avec la construction de nouveaux établissements.
Concernant ce point, le Wali rappelle les projets en cours de réalisation de 5 hôtels portant des enseignes prestigieuses pour une capacité totale de près de 1.400lits. Des actions sont menées également pour améliorer l’accessibilité internationale de la région qui reste très limitée. Ainsi, selon la direction de l’aéroport de Rabat-Salé, plus d’une dizaine de dessertes vers la France et la Belgique ont été lancées à partir du 30 avril dernier assurées par les deux compagnies Ryanair et Jet Airfly. D’autres sont prévues par cette dernière à partir de juin prochain. Il ne faut pas oublier de doter le CRT des moyens financiers nécessaires pour lui permettre d’accompagner Rabat pour tirer profit de son nouveau statut en tant que patrimoine de l’humanité.

Source: leconomiste

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