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Directeur de publication : Mohamed Khartouf
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Mohammed VI demande à Akhannouch de réviser son Plan Maroc Vert

Le Roi Mohammed VI a reçu vendredi au Palais Royal de Marrakech, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, indique un communiqué du Cabinet royal.

« Le Roi a réitéré au cours de cette audience ses souhaits et ambitions pour un monde rural marqué par la création de nouvelles activités génératrices d’emplois et de revenus, essentiellement en faveur des jeunes », fait savoir le communiqué.

« Et ce par l’élargissement du champ de l’investissement agricole à toutes les catégories, tout en favorisant l’émergence d’une classe moyenne agricole et en rendant plus accessible le foncier agricole à l’investissement productif par la mise à disposition progressive, au profit des ayants-droit, d’un million d’hectares supplémentaires de terres collectives, tel que souligné lors du Discours d’ouverture du Parlement ».

Mohammed VI a ainsi « réaffirmé l’importance d’intégrer les questions de l’emploi et de la réduction des inégalités et de lutte contre la pauvreté et l’exode rural au cœur des priorités de la stratégie de développement agricole », poursuit le texte.

A cet effet, le ministre de l’agriculture a été chargé par le Roi d’élaborer et de lui soumettre « une réflexion stratégique globale et ambitieuse pour le développement du secteur », conclut le communiqué.

En 2016, un rapport parlementaire pointait du doigt les limites du Plan Maroc Vert. Le rapport expliquait que les agriculteurs utilisent moins d’engrais en comparaison à d’autres pays du pourtour méditerranéen. En France par exemple, l’utilisation est quatre fois plus importante que celle du Maroc. Idem pour le taux de mécanisation, qui serait au Maroc, 11 fois plus faible qu’en Espagne. Deux facteurs importants qui font que l’agriculture nationale, quel que soit l’effort consenti en terme d’incitation, ne peut être compétitive face à ses concurrentes, estiment les rédacteurs du rapport.

La commission parlementaire avait fait aussi ressortir la faible contribution des banques marocaines pour le financement des projets agricoles : Seuls 18 % des agriculteurs ont pu bénéficier d’un prêt depuis le lancement du PMV. Un chiffre bien faible qui, automatiquement, impacte le nombre d’unités agro-industrielles opérationnelles. Elles ne représentent que 24 % du tissu industriel.

 

source : ledesk.ma

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