Qui sommes nous ? Mentions légales Charte de confidentialité
Directeur de publication : Mohamed Khartouf
Femme

25 ans d’engagement royal en faveur des droits des femmes

Sous Mohammed VI, le Royaume a réalisé des avancées majeures en matière de droits des femmes, avec des réformes législatives et sociales importantes. L’engagement du Souverain a modernisé le pays, renforcé l’égalité des genres et l’accès des femmes à l’éducation et à la politique.

La volonté constante du Roi Mohammed VI de promouvoir les droits des femmes au Maroc n’est plus à démontrer. Il a fait de cette cause une priorité, et il l’a maintes fois affirmé. « Depuis mon accession au trône, j’ai tenu à améliorer le statut des femmes, à ouvrir des perspectives d’avancement et à leur permettre de tenir la place qui leur revient dans la société ». Ains parlait le Souverain, il y a deux ans de cela, à l’occasion de la Fête du Trône. Et en effet, dès 1999, le Roi a initié une transformation profonde de la société marocaine, en s’attaquant aux inégalités de genre par des réformes législatives, économiques et sociales majeures, malgré le conservatisme qui pouvait régner dans les mentalités alors, et qui subsiste encore aujourd’hui. La révision du Code de la famille en 2004 est l’un des changements les plus emblématiques. Saluée à l’échelle internationale comme un modèle de modernisation dans le monde musulman, cette révision a été qualifiée fort justement de « douce révolution sociale » par l’actuel chef du gouvernement M. Aziz Akhannouch. Dès l’ascension au Trône, le ton était donné : les femmes sont détentrices de droits inaliénables, elles sont citoyennes à part entière et les avancées majeures du Royaume ne se feront pas sans elles. « Les progrès du Maroc dépendent du statut des femmes dans la société », a affirmé le Roi le 31 juillet 2022. Progrès à tous niveaux Grâce à ses directives éclairées, la polygamie a été strictement encadrée, et soumise à des conditions si rigoureuses qu’elle en est devenue presque impraticable. L’âge minimum pour le mariage a été uniformisé à 18 ans pour les deux sexes. La répudiation n’est plus une prérogative masculine et les procédures de divorce sont devenues plus équitables. Les femmes étaient reconnues comme majeures à 18 ans, au même titre que les hommes : une rupture nette avec leur statut antérieur de mineures perpétuelles. Le développement global du pays dépend de ces petits ajustements législatifs : « Comment espérer atteindre le progrès et la prospérité alors que les femmes, qui constituent la moitié de la société, voient leurs intérêts bafoués ? » déclarait le Roi il y a quelques années. En 2011, le Maroc a connu une vague de manifestations, bien moins virulentes que chez les voisins. Il n’empêche que les citoyens exigeaient plus de justice sociale, dénonçaient la corruption et réclamaient un changement. Les associations féministes se sont fait entendre, et en réponse aux revendications, le Roi a promulgué une nouvelle constitution, qui pour la première, énonçait formellement le principe d’égalité entre hommes et femmes. Introduction de listes électorales féminines, promotion de la parité en politique, l’objectif était clair : garantir une représentation accrue des femmes dans les instances décisionnelles. La présence féminine dans la sphère publique a été renforcée : ce qui n’est pas rien sachant que la parité politique est l’un des principaux indicateurs du niveau d’avancée démocratique d’une société. N’occultons pas cependant le rôle majeur des organisations féministes marocaines qui, actives, déterminées et bien organisées, ont su mobiliser la population et sensibiliser les décideurs politiques. Le Maroc, soucieux de renforcer sa stature sur la scène internationale, a tenu à répondre avec diligence aux attentes des organismes internationaux en matière de droits humains. La ratification de traités comme la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) a renforcé cet engagement. Cet organe des Nations Unies, chargé de surveiller la mise en oeuvre de la Convention et souvent considéré comme une charte internationale des droits des femmes, examine les progrès des États parties relativement aux droits des femmes. En 2022, les changements substantiels accomplis sous les hautes directives du Roi avaient reçu, en 2022 à Genève, les félicitations et les encouragements des experts du comité. Le Maroc est dans la bonne voie. Les mariages précoces diminuent, les politiques de lutte contre la violence à l’égard des femmes montrent des résultats positifs, après l’adoption de la loi 103-13. Ajoutons aussi que l’accès des femmes à l’éducation a connu de nettes améliorations, avec un taux de scolarisation des filles en hausse. Plus de diplômées et de cadres A ce propos, le Programme national de lutte contre l’analphabétisme a permis à de nombreuses femmes, surtout en milieu rural, d’accéder à l’éducation. La Fondation Mohammed V pour la solidarité a créé des réseaux qui ont largement amélioré les conditions de scolarisations des filles de la campagne. Le but ? éradiquer l’analphabétisme, briser le cycle de la pauvreté, et fournir aux femmes les moyens d’être actives dans la société. Les données du HCP l’attestent. Dans l’étude de 2021 « La femme marocaine en chiffre : 20 ans de progrès », on note que le pourcentage de femmes ayant un diplôme supérieur a augmenté, entre 2000 et 2020, de 7,2 points de pourcentage. Autre exemple : la proportion de femmes occupant des postes de cadres supérieurs et des professions libérales est passant de 2,1% en 2010 à 8,6% en 2020. Le mérite et la sagesse du Roi, c’est de composer intelligemment avec ce conservatisme social auquel une grande partie de la population reste attachée. Sa stratégie progressiste est d’assurer toujours l’équilibre entre le traditionalisme des esprits et les principes universels des droits humains.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page