
Au Japon, Marocains et Algériens en viennent aux mains au sujet du Sahara occidental
La délégation algérienne à la réunion préparatoire de la neuvième édition de la conférence de Tokyo sur le développement de l’Afrique aurait fourni un passeport diplomatique à un représentant sahraoui. Sa présence a provoqué un incident avec la représentation marocaine. Tokyo a dû rappeler qu’il ne reconnaissait pas le mouvement sahraoui.
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Vous pouvez partager un article en cliquant sur les icônes de partage en haut à droite de celui-ci. La reproduction totale ou partielle d’un article, sans l’autorisation écrite et préalable du Monde, est strictement interdite. Pour plus d’informations, consultez nos conditions générales de vente. Pour toute demande d’autorisation, contactez syndication@lemonde.fr. En tant qu’abonné, vous pouvez offrir jusqu’à cinq articles par mois à l’un de vos proches grâce à la fonctionnalité « Offrir un article ». https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/08/26/au-japon-marocains-et-algeriens-en-viennent-aux-mains-au-sujet-du-sahara-occidental_6295610_3212.html Le représentant sahraoui, représentant du Front Polisario considéré par le Maroc comme un « mouvement séparatiste sans existence légale », aurait accédé à la conférence grâce à un passeport diplomatique fourni par l’Algérie. Hôte de la rencontre qui s’est terminée dimanche 25 août, le Japon a dû rappeler qu’il ne reconnaissait pas la République arabe sahraouie démocratique – émanation du Front Polisario en conflit avec le Maroc mais soutenu par l’Algérie – et ne l’avait pas invitée. Ce n’est pas la première fois qu’une délégation sahraouie cherche à s’immiscer dans les Ticad. En 2017, au Mozambique, les autorités locales ont tenté d’imposer la participation du Front Polisario, ce qui a provoqué une altercation avec la délégation marocaine. Rabat avait aussi dénoncé des « manœuvres insidieuses des autorités mozambicaines » pour l’empêcher de participer à la réunion. « Efforts sérieux du Maroc » En 2022, lors de la huitième édition de la Ticad, organisée à Tunis, la Tunisie a unilatéralement invité Brahim Ghali, le chef du Front Polisario. Le Japon, coorganisateur de l’événement, l’avait mal pris.




