
Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire : Les plaintes, levier stratégique pour renforcer la confiance des citoyens en la justice
DECOUVREZ MAROC
Un rapport du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire a révélé une augmentation notable du nombre de plaintes et recours reçus au cours de l’année 2024, totalisant 7 513 dossiers, Ce chiffre traduit une confiance croissante des citoyens, des associations civiles et de la diaspora marocaine à l’étranger dans la capacité du Conseil à rendre justice et à corriger les dysfonctionnements du système judiciaire.
Ce total s’inscrit dans un cumul de 47 735 plaintes depuis 2017, confirmant le rôle stratégique du Conseil comme vecteur de proximité institutionnelle et de mise du système judiciaire au service du citoyen, tout en témoignant d’une sensibilisation accrue aux droits des justiciables.
Selon le rapport, le Conseil traite ces plaintes selon une méthodologie stratégique fondée sur la simplification des modalités de dépôt que ce soit en présentiel, par courrier ou via des moyens numériques, l’adoption de procédures précises et transparentes d’examen des dossiers, ainsi que la notification systématique des plaignants sur l’issue de leurs requêtes, afin d’affirmer la transparence et la responsabilisation.
Ce cadre a permis de finaliser le traitement de 7 251 plaintes en 2024, avec un taux d’exécution atteignant 96,5 %. Le rapport souligne la diversité des canaux de réception des plaintes, avec une prédominance des dépôts directs (2 323 plaintes), suivis des envois postaux (1 926 plaintes), ainsi que des saisines institutionnelles provenant notamment du Parquet général, du ministère de la Justice et de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire.
Le Conseil renforce ce dispositif en qualifiant des cadres judiciaires et administratifs compétents et en équipant ses structures d’outils informatiques modernes pour enregistrer et suivre numériquement les plaintes, lui permettant ainsi d’extraire des indicateurs stratégiques essentiels à la prise de décisions précises et efficaces, tout en consolidant la confiance sociétale envers l’institution judiciaire.



