**DECOUVREZ MAROC
Dans les annales des procès d’Alger en 2020, les aveux de l’ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal ne constituaient pas seulement un témoignage judiciaire, mais un acte d’accusation contre une doctrine politique ayant dilapidé les richesses d’un peuple dans des guerres d’ombre
En révélant que plus d’un milliard de dollars avaient été mobilisés, sur ordre présidentiel, pour entraver le développement du projet Renault au Maroc, Sellal dévoilait un modèle unique de gaspillage : l’investissement dans l’échec d’autrui, Le paradoxe est saisissant : le budget alloué par Alger à la simple obstruction (1 milliard d’euros) équivaut presque au coût total de construction de l’usine Renault Tanger lors de son inauguration en 2012 (1,1 milliard d’euros). Nous sommes face à une scène surréaliste : d’un côté, un pays sans pétrole ni gaz bâtit un monument industriel pour devenir un hub mondial de l’automobile ; de l’autre, un régime puise dans la rente pétrolière pour payer une « taxe de sabotage », sans pour autant doter son propre pays d’une infrastructure comparable
La bataille de « Renault Maroc » n’était pas seulement logistique ou commerciale. C’était une confrontation silencieuse contre des « coups bas » utilisant l’argent public algérien comme carburant pour tenter de gripper les moteurs de la croissance marocaine, Ce milliard évaporé, qui n’est qu’une fraction des sommes versées annuellement au Polisario, aurait suffi à transformer plusieurs villes algériennes en pôles industriels créateurs d’emplois. Mais la boussole du système a préféré la destruction à la construction
Aujourd’hui, alors que Tanger exporte des centaines de milliers de véhicules vers le monde entier, les aveux de Sellal restent une tache indélébile. Ils prouvent que le succès marocain n’a pas seulement résisté à la concurrence des marchés, mais qu’il a triomphé des conspirations milliardaires, L’usine de Tanger est désormais le témoin éternel de la différence entre celui qui cultive sa terre et celui qui s’épuise à tenter d’empoisonner le champ du voisin