B.BENHAMMAD
À la fin du mois sacré de Ramadan, le Maroc se pare de ses plus belles couleurs pour célébrer l’Aïd el-Fitr, une fête empreinte de spiritualité, de convivialité et de traditions profondément enracinées. Dans toutes les villes du Royaume, l’effervescence se fait sentir à l’approche de l’Aïd. Les marchés connaissent une grande affluence, les familles s’activent pour préparer des pâtisseries traditionnelles et choisir des vêtements neufs, notamment pour les enfants, symbole de joie et de renouveau. Le matin de l’Aïd, les fidèles se dirigent vers les mosquées et les grandes esplanades pour accomplir la prière de l’Aïd dans une atmosphère solennelle et fraternelle. Les takbirs résonnent, marquant la fin du jeûne et le début d’une journée de célébration. Les visites familiales occupent une place centrale dans cette fête. Parents, voisins et amis échangent vœux et bénédictions dans un esprit de solidarité et de partage. Les tables marocaines se garnissent alors de délices tels que les cornes de gazelle, les baghrirs, les msemmens et le thé à la menthe, véritables symboles de l’hospitalité marocaine. Malgré les évolutions de la société moderne, l’Aïd el-Fitr demeure une occasion privilégiée pour préserver les valeurs culturelles et renforcer les liens sociaux. Entre authenticité et modernité, les Marocains célèbrent une fête qui unit les générations autour d’un héritage commun.